Macrophotographie.eu : le blog de la technique macro et de la photo nature

lundi 14 avril 2008

Le bombyle

Le bombyle (bombylius) est un diptère de la famille des bombyliidae. Pour faire simple, il s'agit d'une boule de poil avec deux ailes et une trompe effectuant des vols stationnaires. Vous l'aurez compris, sa trompe démesurée lui sert à butiner le nectar des fleurs.
Puisqu'il est courant de dire qu'on est jamais mieux servi que par les autres, la larve du bombyle se développe en parasytant des larves d'hyménoptères (abeilles ou guêpes) : elle se nourrit alors des réserves de nectar qu'elle trouve sur place, puis de ses hôtes.
Oui mais... c'est bizarre... au même titre que l'éléphant est plus fort que l'hippopotame, l'abeille est plus forte que le bombyle non ? Alors pourquoi le laisse-t-elle déposer ses oeufs ? En fait, le bombyle profite souvent de la brève agitation, provoquée au sein de l'essaim (c'est dur à dire ça non ?) par son vol stationnaire très bruyant, pour déposer tranquilement ses larves.

bombyle

dimanche 13 janvier 2008

Comment respirent les insectes ?

La question peut paraitre anodine, mais les insectes, contrairement à la plupart des espèces terrestres ou aquatiques, ne possèdent ni poumons ni branchies.
Un petit peu de biologie : vous le savez, chez les vertébrés que nous sommes, et chez la plupart des invertébrés, c'est le sang qui véhicule l'oxygène des organes respiratoires (poumons ou branchies selon le cas) vers les autres organes. Et bien chez les insectes, c'est différent ! Pour une raison très simple : les insectes n'ont pas de sang, mais de l'hémolymphe, qui ne transporte pas d'oxygène.
Mais alors comment se fait l'oxygénation ? De minuscules trous situés par paires de chaque côté du thorax et de l'abdomen de l'insecte, appelés les stigmates, sont à l'origine d'un système de trachées qui se ramifient en tubes de plus en plus petits. Ces micro-tubes (ou trachéoles) forment un réseau qui achemine l'air vers tous les organes. Ce n'est donc pas le sang qui amène de l'oxygène aux organes, ceux-ci sont directement en contact avec l'extérieur via ces trachées. La suite des évènements est plus classique : les organes absorbent l'oxygène, et le gaz carbonique est rejeté dans la trachéole. Si l'on devait faire une analogie avec le corps humain, on pourrait dire que leurs stigmates sont nos narines. Si ce n'est que pour certaines espèces, les stigmates sont livrés avec option : filtre anti-poussière, régulation de flux gazeux, reduction de pertes d'eau...

respiration insectes

Source : http://www.linternaute.com

jeudi 3 janvier 2008

La coccinelle

La coccinelle à 7 points (coccinella septempuncta) est un coléoptère de la famille des coccinellidae. Première automobile produite par la marque allemande Volkswagen, la cocc Comme son nom l'indique, elle possède 8 points, 4 sur chaque elytres (ailes antérieures durcies qui forment la carapace), mais la juxtaposition des deux points médians donne une apparence à 7 points. Elle est la plus commune mais également une des plus grosses espèces de coccinelles vivant en France.
De par la sympathie qu'elle suscite, on en oublierait presque que la coccinelle est une tueuse redoutable : notre brave petite coccinelle à 7 points peut dévorer jusqu'à 250 pucerons par jour (pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé, www.mangerbouger.fr), crime bien évidemment pardonné pour des raisons écologiques. Elle n'admet de plus que très peu de prédateurs (certains petits rongeurs, quelques araignées et oiseaux) : la couleur vive de sa carapace avertit d'un danger, et en cas de coup dur, elle peut faire sortir des articulations de ses pattes quelques gouttes de sang à l'odeur et au goût fort désagréables.
Au milieu de l'été, quand les pucerons commencent à se raréfier, la coccinelle migre en moyenne altitude (600-800m) pour profiter de températures plus fraiches. Puis l'automne venu, elle et ses congénères se regroupent sous les écorces d'arbres pour hiberner, attendant ainsi des températures plus promptes à l'accouplement.

coccinelle

lundi 10 décembre 2007

Zombie XII, the very come back...

Non il ne s'agit pas du prochain film de George Romero mais bel et bien d'une découverte étonnante sur les capacité d'une guêpe tropicale : l'Ampulex Compressa.
Celle-ci est passé reine dans l'art de guider des blattes jusqu'à son terrier, où elles feront office de repas pour sa progéniture. "Guider" est à prendre au sens littéral : la guêpe monte sur le dos de sa victime et se sert des antennes de celle-ci comme d'un "guidon".
Pourquoi une espèce aussi massive que la blatte se laisserait-elle ainsi maltraiter par une simple guêpe ? En fait, une fois la blatte repérée, l'Ampulex Compressa s'empresse de la piquer deux fois : la première piqûre anesthésie la victime, alors que la seconde, d'une précision extrême, vise le cerveau et libère un inhibiteur de l'octopamine, un neuromédiateur permettant les mouvements complexes. Cet inhibiteur transforme la blatte en un vrai zombie, incapable d'un quelconque mouvement volontaire. La blatte se met alors en mouvement, incapable de réagir, et se dirige là où on la mène, c'est à dire tout droit vers les larves de l'Ampulex, qui la dévoreront vivante, sans qu'elle ne réagisse...
L'effet n'est pas irréversible puisqu'une simple injection de substance permettant de réactiver l'octopamine dans le cerveau suffit à sortir la blatte de son état second.
Espérons que personne n'aura l'idée de reproduire une telle expérience à l'échelle humaine...

vendredi 16 novembre 2007

La tégénaire

La tégénaire (tegenaria) est une araignée de la famille des agelenidae. Contrairement aux saltices, la survie des tégénaires est assurée par la construction très particulière de leur toile : celle-ci est tissée parallèlement au sol et munie d'un tunnel dans lequel l'araignée attend patiemment l'arrivée de proies. La tégénaire a depuis longtemps compris que les coins de murs, que l'on rencontre dans les maisons des élégants bipèdes que nous sommes, sont propices à la création de leur piège. Malheureusement pour elles, de par leur morphologie (brunes foncées dont la taille, pattes comprises, peut atteindre 15 cm), elles sont peu discrètes, ce qui me laisse à penser que, tous autant que vous êtes, bande de criminels, vous en avez au moins exterminé une dans votre maison.
Ceci nous amène à la question : pourquoi ne faut-il pas tuer les tégénaires ? Premièrement, elles ne sont pas dangereuses : elles n'attaquent que si elles se sentent menacées, leurs chélicères (crocs) transpersent difficilement la peau, et si par chance celle-ci est transpercée, il y a une chance sur deux que du venin soit injecté. Deuxièmement, elle sont utiles : elles se nourrissent d'insectes volants et rampants, qui introduisent des parasytes et des impuretés dans nos maisons, et encore plus fort pour nos amis arachnophobes, elles dévorent les autres araignées introduites chez nous sans effraction !

tégénaire

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