Macrophotographie.eu : le blog de la technique macro et de la photo nature

jeudi 18 octobre 2007

Le vol des insectes : pilotage automatique ?

C'est effectivement la question qu'on est en droit de se poser : comment les insectes, avec leur cerveau aussi gros qu'un grain de sable, font-il pour maitriser à ce point leur vol sans perdre la vie au premier mur rencontré ?
Cette question ne restera pas sans réponse, car j'ai le plaisir de vous annoncer que des chercheurs de l'Université de la Méditerranée ont étudié le phénomène ! Il s'avère que les insectes possèdent un compteur de vitesse : le "flux optique". Je m'explique : pendant que l'insecte vole au dessus du sol, l'image de ce sol défile d'avant en arrière dans la partie ventrale de son champ visuel. Les images forment ainsi un flux, caractérisé par la vitessse de défilement des contrastes au sol, et dont la valeur est égale au quotient de la vitesse horizontale de la bestiole par son altitude. Là où l'insecte est génial (n'ayons pas peur des mots), c'est qu'il va maintenir la valeur du flux constante : plus il va monter en altitude, plus sa vitesse va augmenter, et inversement. Ceci est clairement un mécanisme de régulation de vitesse.
Oui, mais... euh... comment qu'il fait l'insecte, s'il a le vent de front ? S'il a le vent de front, sa vitesse horizontale va diminuer, et pour satisfaire la "constance" de son flux optique, l'insecte va diminuer son altitude en conséquence jusqu'à un attérissage forcé si le besoin s'en fait sentir.
Mais comme tout système a sa faille, on remarque que les insectes volant au dessus d'un plan d'eau calme sont irrésitiblement attirés vers le bas, et finissent souvent noyés. L'explication est simple et tient au fait qu'un plan d'eau parfaitement calme n'admet pas de contraste, d'où un brouillage total du système de navigation de la bestiole.

Source : http://grenoble.cabare-formation.net

lundi 13 août 2007

Les insectes ressentent-ils la douleur ?

Très bonne question, je me remercie de me l'être posée. Et bien, si l'on en croit les recherches des entomologistes de l'université de Queensland en Australie : NON (serait-ce un soupçon de tristesse que je décèle dans votre regard ? Et oui, tout ce temps passé dans votre jeunesse à arracher une à une les pattes des sauterelles, à couper les ailes des mouches, à griller les têtes des guêpes avec une loupe, le tout avec un oeil sadique et la bave aux lèvres, tout ça... pour rien !).

douleur

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lundi 23 juillet 2007

L'algorithme des fourmis

Et oui, la simple observation des colonies de fourmis a permis d'établir plusieurs algorithmes mathématiques d'optimisation, souvent utilisés dans le domaine de l'informatique !
Tout ceci est né en esayant de répondre à la question : comment les fourmis font-elles pour toujours emprunter le plus court chemin entre leur fourmilière et une source de nourriture ?
La réponse est la suivante : quand elles se déplacent, les fourmis déposent des marqueurs chimiques (phéromones). Les autres fourmis suivent ces chemins de "phéromones". La colonie se voit divisée quand elle rencontre un obstacle : certaines fourmis le contournent par la droite (en bleu), d'autres par la gauche (en noir). En supposant que le chemin de droite soit plus court, dans un même laps de temps, plus de fourmis l'auront emprunté et ils sera donc plus chargé en phéromones que le chemin de gauche. Partons maintenant de la source de nourriture. Notre brave fourmi (en rouge) revient vers la fourmilière, et se retrouve face à l'obstacle. Comme le chemin de droite est plus chargé en phéromones, elle l'empruntera. Le chemin de droite va donc être de plus en plus emprunté, au détriment du chemin de gauche, qui finira par complètement disparaitre.

algorithme des fourmis

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