Macrophotographie.eu : le blog de la technique macro et de la photo nature

dimanche 20 juillet 2008

Pourquoi les insectes sont-ils si petits ?

Sans doute une question que vous ne vous êtes jamais posée, et pour cause : la taille minsucule des insectes suffit déja à provoquer des crises de panique chez certains, donc imaginez leur réction s'ils tombaient nez à nez avec une abeille de 3m...
La taille microscopique des insectes s'explique par deux facteurs :
- premièrement, comme vous le savez, ils possèdent un exosquelette (un squelette externe), ce qui signifie que leurs organes internes ne possèdent aucun soutien contre la gravité. A leur échelle, cela n'a pas beaucoup d'impact... mais une fourmi de 30m de haut verrait tous ses organes écrasés les uns sur les autres, et deviendrait donc vulnérable au moindre choc.
- deuxièmement, leur taille est limitée par leur système respiratoire (voir article dédié) : pour rappel, l'air se diffuse librement dans leurs corps par le biais de petits canaux qui délivrent directement l'oxygène aux organes. Ces canaux s'allongent pour atteindre les membres les plus longs, et leur diamètre est d'autant plus grand que l'apport en oxygène est élevé. Cette augmentation de diamètre et de longueur atteint un seuil critique aux jointures des pattes et du corps. La taille de ces jointures limite donc la taille de la trachée qui y passe, donc l'apport en oxygène, et donc le développement de l'insecte...

Si par contre vous vous retrouvez subitement projeté dans un monde parallèle riche en oxygène et possédant une faible pesanteur... méfiez-vous...

dorcus

dimanche 13 janvier 2008

Comment respirent les insectes ?

La question peut paraitre anodine, mais les insectes, contrairement à la plupart des espèces terrestres ou aquatiques, ne possèdent ni poumons ni branchies.
Un petit peu de biologie : vous le savez, chez les vertébrés que nous sommes, et chez la plupart des invertébrés, c'est le sang qui véhicule l'oxygène des organes respiratoires (poumons ou branchies selon le cas) vers les autres organes. Et bien chez les insectes, c'est différent ! Pour une raison très simple : les insectes n'ont pas de sang, mais de l'hémolymphe, qui ne transporte pas d'oxygène.
Mais alors comment se fait l'oxygénation ? De minuscules trous situés par paires de chaque côté du thorax et de l'abdomen de l'insecte, appelés les stigmates, sont à l'origine d'un système de trachées qui se ramifient en tubes de plus en plus petits. Ces micro-tubes (ou trachéoles) forment un réseau qui achemine l'air vers tous les organes. Ce n'est donc pas le sang qui amène de l'oxygène aux organes, ceux-ci sont directement en contact avec l'extérieur via ces trachées. La suite des évènements est plus classique : les organes absorbent l'oxygène, et le gaz carbonique est rejeté dans la trachéole. Si l'on devait faire une analogie avec le corps humain, on pourrait dire que leurs stigmates sont nos narines. Si ce n'est que pour certaines espèces, les stigmates sont livrés avec option : filtre anti-poussière, régulation de flux gazeux, reduction de pertes d'eau...

respiration insectes

Source : http://www.linternaute.com

lundi 10 décembre 2007

Zombie XII, the very come back...

Non il ne s'agit pas du prochain film de George Romero mais bel et bien d'une découverte étonnante sur les capacité d'une guêpe tropicale : l'Ampulex Compressa.
Celle-ci est passé reine dans l'art de guider des blattes jusqu'à son terrier, où elles feront office de repas pour sa progéniture. "Guider" est à prendre au sens littéral : la guêpe monte sur le dos de sa victime et se sert des antennes de celle-ci comme d'un "guidon".
Pourquoi une espèce aussi massive que la blatte se laisserait-elle ainsi maltraiter par une simple guêpe ? En fait, une fois la blatte repérée, l'Ampulex Compressa s'empresse de la piquer deux fois : la première piqûre anesthésie la victime, alors que la seconde, d'une précision extrême, vise le cerveau et libère un inhibiteur de l'octopamine, un neuromédiateur permettant les mouvements complexes. Cet inhibiteur transforme la blatte en un vrai zombie, incapable d'un quelconque mouvement volontaire. La blatte se met alors en mouvement, incapable de réagir, et se dirige là où on la mène, c'est à dire tout droit vers les larves de l'Ampulex, qui la dévoreront vivante, sans qu'elle ne réagisse...
L'effet n'est pas irréversible puisqu'une simple injection de substance permettant de réactiver l'octopamine dans le cerveau suffit à sortir la blatte de son état second.
Espérons que personne n'aura l'idée de reproduire une telle expérience à l'échelle humaine...

lundi 29 octobre 2007

Les cafards de l'espace

Une page vient d'être tournée dans l'histoire de l'humanité : pour la toute première fois, des êtres vivants sont nés dans l'espace ! Et ces êtres vivants sont ... des poulpes (non mais mettez y un petit peu du vôtre aussi ! Le titre ! Avez-vous pensé à lire le titre ?). Alors non, il ne s'agit pas de poulpes mais bel et bien de cafards ! Et l'heureuse maman n'est autre que la célebrissime Nadezjda (nom d'origine russe qui signifie "espérance"), qui tenait la vedette dans "Ma femme est un cafard" et "Le bon, la brute et le cafard", deux classiques du genre (pas la peine de chercher à vous en procurer un exemplaire ;-)).
Nadezjda était enceinte durant le récent vol de la capsule scientifique russe, Photon M-3, qui s'est déroulé du 14 au 26 septembre. "Nous avons récemment découvert la première naissance de 33 cafards qui ont vu le jour en microgravité", a indiqué le scientifique Dmitri Atjakskin. La pesanteur a toutefois pu avoir un impact sur la couleur naturellement foncée de leur carapace. Ceux-ci sont en effet nés avec une carapace transparente qui a ensuite progressivement viré au brun. Toutefois le scientifique se garde de faire des conclusions définitives. Il attend pour cela une seconde naissance chez une autre femelle.

vendredi 26 octobre 2007

L'abeille : une extinction programmée ?

Voici plusieurs mois que l'on assiste impuissants à la disparition de plusieurs milliards d'abeilles : cette information, qui pourrait paraître anodine aux yeux de certains, pourrait cependant sonner le glas de l'espèce humaine...

Tout commence en Floride, l'automne dernier où l'on constate plusieurs cas de désertion d'essaim, apparemment sans raison : aucun cadavre n'est retrouvé à proximité, aucun prédateur ni squatter n'occupe les lieux... Le phénomène se généralise : Canada, Europe et même Taïwan en avril dernier.
Les scientifiques ont mis un nom sur ces disparitions massives : le « syndrome d’effondrement » - ou « colony collapse disorder ». Mais pourquoi s'inquiéter me direz-vous ? Tout simplement car il s'avère que 80% des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. «Trois quart des cultures qui nourrissent l’humanité en dépendent», résume Bernard Vaissière, spécialiste des pollinisateurs à l’Inra (Institut national de recherche agronomique).
Faut-il incriminer les pesticides ? Un nouveau microbe ? Les deux semble-t-il puisque des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles. Le processus de propagation est simple : les plantes traitées sont butinées par les abeilles qui amènent ainsi le pesticide jusqu'à la ruche, qui finit par s'empoisonner.
Sans interdiction massive des pesticides systémiques, la planète risque d’assister à un autre syndrome d’effondrement, craignent les scientifiques : celui de l’espèce humaine. Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l’homme : «Si l’abeille disparaissait du globe, avait-il prédit, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre.»

Source : http://www.monde-solidaire.org

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