Macrophotographie.eu : le blog de la technique macro et de la photo nature

lundi 16 février 2009

Le phyllobius

Le phyllobius est un petit coléoptère de la famille des curculionoidea. Son nom en dit long sur son milieu de vie : phyllo signifie feuille en grec, et bius vient du grec bio, la vie. Il s'agit donc d'un insecte vivant sur les feuilles.
Deux conséquences à ceci :
1) Il y a de fortes chances que cet insecte peuple votre jardin, ce qui en fait un sujet de choix pour les amateurs de macrophotographie, d'autant plus que le bonhomme en question est assez photogénique.
2) Son régime à base de feuilles et de jeunes fruits risque de laisser des traces sur vos arbres fruitiers...
Que faire donc ? Il est évidemment hors-de-question de réduire sa déjà faible espérance de vie ! Mon conseil donc : après photographie, capturez-le et balancez-le chez le voisin !

phyllobius

dimanche 20 juillet 2008

La tique

La tique (saloperus bestiolum) est un acarien de la famille des arachnides. Comme vous le savez tous, souvent à vos dépends, la tique se nourrit de sang. Seule la femelle pique : sa technique de chasse est sommaire, elle s'accroche à des brins d'herbes et attend que sa proie vienne s'y frotter pour se laisser tomber dessus.

Vous venez de vous faire piquer, que faire ?

Contrairement à une idée reçue, il ne faut pas endormir la tique avec de l'ether pour la retirer - attention, la phrase suivante contient des termes susceptibles de heurter la sensibilité des plus jeunes - : en effet, l'ether agit comme un vomitif chez la tique, qui risque régurgiter son quatre-heures dans la plaie. Personnellement, pour les piqures sur un des membres, je préconise l'amputation, et la décapitation dans le cas de piqures à la tête. Les moins téméraires pourront utiliser une pince à épiler : imprégnez la tique et son pourtour d'huile d'olive (qui l'empêchera de s'accrocher), saisissez la à l'aide de la pince au plus près de la peau, et retirez la en douceur.

tique

lundi 14 avril 2008

Le bombyle

Le bombyle (bombylius) est un diptère de la famille des bombyliidae. Pour faire simple, il s'agit d'une boule de poil avec deux ailes et une trompe effectuant des vols stationnaires. Vous l'aurez compris, sa trompe démesurée lui sert à butiner le nectar des fleurs.
Puisqu'il est courant de dire qu'on est jamais mieux servi que par les autres, la larve du bombyle se développe en parasytant des larves d'hyménoptères (abeilles ou guêpes) : elle se nourrit alors des réserves de nectar qu'elle trouve sur place, puis de ses hôtes.
Oui mais... c'est bizarre... au même titre que l'éléphant est plus fort que l'hippopotame, l'abeille est plus forte que le bombyle non ? Alors pourquoi le laisse-t-elle déposer ses oeufs ? En fait, le bombyle profite souvent de la brève agitation, provoquée au sein de l'essaim (c'est dur à dire ça non ?) par son vol stationnaire très bruyant, pour déposer tranquilement ses larves.

bombyle

jeudi 3 janvier 2008

La coccinelle

La coccinelle à 7 points (coccinella septempuncta) est un coléoptère de la famille des coccinellidae. Première automobile produite par la marque allemande Volkswagen, la cocc Comme son nom l'indique, elle possède 8 points, 4 sur chaque elytres (ailes antérieures durcies qui forment la carapace), mais la juxtaposition des deux points médians donne une apparence à 7 points. Elle est la plus commune mais également une des plus grosses espèces de coccinelles vivant en France.
De par la sympathie qu'elle suscite, on en oublierait presque que la coccinelle est une tueuse redoutable : notre brave petite coccinelle à 7 points peut dévorer jusqu'à 250 pucerons par jour (pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé, www.mangerbouger.fr), crime bien évidemment pardonné pour des raisons écologiques. Elle n'admet de plus que très peu de prédateurs (certains petits rongeurs, quelques araignées et oiseaux) : la couleur vive de sa carapace avertit d'un danger, et en cas de coup dur, elle peut faire sortir des articulations de ses pattes quelques gouttes de sang à l'odeur et au goût fort désagréables.
Au milieu de l'été, quand les pucerons commencent à se raréfier, la coccinelle migre en moyenne altitude (600-800m) pour profiter de températures plus fraiches. Puis l'automne venu, elle et ses congénères se regroupent sous les écorces d'arbres pour hiberner, attendant ainsi des températures plus promptes à l'accouplement.

coccinelle

vendredi 16 novembre 2007

La tégénaire

La tégénaire (tegenaria) est une araignée de la famille des agelenidae. Contrairement aux saltices, la survie des tégénaires est assurée par la construction très particulière de leur toile : celle-ci est tissée parallèlement au sol et munie d'un tunnel dans lequel l'araignée attend patiemment l'arrivée de proies. La tégénaire a depuis longtemps compris que les coins de murs, que l'on rencontre dans les maisons des élégants bipèdes que nous sommes, sont propices à la création de leur piège. Malheureusement pour elles, de par leur morphologie (brunes foncées dont la taille, pattes comprises, peut atteindre 15 cm), elles sont peu discrètes, ce qui me laisse à penser que, tous autant que vous êtes, bande de criminels, vous en avez au moins exterminé une dans votre maison.
Ceci nous amène à la question : pourquoi ne faut-il pas tuer les tégénaires ? Premièrement, elles ne sont pas dangereuses : elles n'attaquent que si elles se sentent menacées, leurs chélicères (crocs) transpersent difficilement la peau, et si par chance celle-ci est transpercée, il y a une chance sur deux que du venin soit injecté. Deuxièmement, elle sont utiles : elles se nourrissent d'insectes volants et rampants, qui introduisent des parasytes et des impuretés dans nos maisons, et encore plus fort pour nos amis arachnophobes, elles dévorent les autres araignées introduites chez nous sans effraction !

tégénaire

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