C'est effectivement la question qu'on est en droit de se poser : comment les insectes, avec leur cerveau aussi gros qu'un grain de sable, font-il pour maitriser à ce point leur vol sans perdre la vie au premier mur rencontré ?
Cette question ne restera pas sans réponse, car j'ai le plaisir de vous annoncer que des chercheurs de l'Université de la Méditerranée ont étudié le phénomène ! Il s'avère que les insectes possèdent un compteur de vitesse : le "flux optique". Je m'explique : pendant que l'insecte vole au dessus du sol, l'image de ce sol défile d'avant en arrière dans la partie ventrale de son champ visuel. Les images forment ainsi un flux, caractérisé par la vitessse de défilement des contrastes au sol, et dont la valeur est égale au quotient de la vitesse horizontale de la bestiole par son altitude. Là où l'insecte est génial (n'ayons pas peur des mots), c'est qu'il va maintenir la valeur du flux constante : plus il va monter en altitude, plus sa vitesse va augmenter, et inversement. Ceci est clairement un mécanisme de régulation de vitesse.
Oui, mais... euh... comment qu'il fait l'insecte, s'il a le vent de front ? S'il a le vent de front, sa vitesse horizontale va diminuer, et pour satisfaire la "constance" de son flux optique, l'insecte va diminuer son altitude en conséquence jusqu'à un attérissage forcé si le besoin s'en fait sentir.
Mais comme tout système a sa faille, on remarque que les insectes volant au dessus d'un plan d'eau calme sont irrésitiblement attirés vers le bas, et finissent souvent noyés. L'explication est simple et tient au fait qu'un plan d'eau parfaitement calme n'admet pas de contraste, d'où un brouillage total du système de navigation de la bestiole.

Source : http://grenoble.cabare-formation.net